Étudier à l’étranger pendant le collège ou le lycée

Que ce soit pour quelques semaines, un trimestre, une année ou pour une période plus longue, de nombreux lycéens et collégiens décident de partir étudier à l’étranger. Des tas de questions sur ce type d’expérience se bousculent dans votre tête de parent ? On va y répondre ici avec l’aide d’Aymeri, un élève parti étudier 1 an en Australie pendant le lycée ! 😊

✈️ L’envie de partir à l’étranger

Un élève peut avoir envie de partir étudier à l’étranger pour de nombreuses raisons (la soif d’aventure, l’envie de se confronter à d’autres cultures, de perfectionner la maîtrise d’une langue étrangère, etc.). L’idée provient parfois aussi des parents eux-mêmes, car c’est une expérience bénéfique pour leur enfant !

C’est le cas d’Aymeri qui a suivi la moitié de sa première et la moitié de sa terminale en Australie : « Au départ, ce sont mes parents qui m’ont proposé une année à l’étranger. Pour eux, c’était une manière de perfectionner une seconde langue. En y réfléchissant un peu, je me suis dit que c’était une bonne opportunité et go, je suis parti ! »

On peut aussi partir étudier à l’étranger dans le cadre d’un séjour linguistique. Par exemple, en effectuant un échange avec un correspondant originaire du pays dans lequel on souhaite réaliser ce séjour. Des organismes proposent de mettre en relation des enfants issus de différents pays, afin qu’ils communiquent ensemble sur de multiples sujets et, ce faisant, approfondissent leur maîtrise d’une langue vivante étrangère. Ces discussions aboutissent parfois à des échanges : le correspondant vient passer un peu de temps chez vous et, en retour, votre enfant fait de même chez son correspondant pour la même durée.

On peut également choisir de partir sans forcément avoir de correspondant sur place. Là encore, il existe des organismes qui accompagnent les jeunes dans leurs démarches et dans la préparation de leur voyage ! Si votre enfant n’est pas du genre solitaire, il peut aussi partir en petit groupe, avec des camarades de classe par exemple. C’est parfois plus facile de se lancer dans l’aventure quand on sait qu’on ne part pas tout seul ! 😜 

📃 Les démarches pour partir étudier à l’étranger

L’une des premières choses à faire est de décider où partir. C’est un voyage qui se prépare à l’avance. Se renseigner sur le pays choisi est essentiel si vous voulez que l’expérience de votre enfant soit une réussite ! Que ce soit en fonction de la langue parlée sur place, des visites culturelles ou encore de l’éloignement géographique, il faut que votre enfant et vous réfléchissiez bien pour faire le bon choix, celui qui lui conviendra le mieux. 😊

Aymeri, lui, avait dès le départ une idée en tête : « Je voulais un pays anglophone. J’avais le choix entre le Canada, les États-Unis ou encore l’Australie. L’Australie, quand on y pense, c’est les plages de sable fin, l’eau turquoise, le surf et la chaleur. Disons que mon choix a vite été fait selon ces derniers critères ! »

Bien entendu, partir étudier un trimestre, un semestre ou une année à l’étranger ne se fait pas en claquant des doigts, surtout au niveau administratif. Eh oui, il ne faut rien oublier ! Pour vous aider dans les démarches, des organismes et des associations accompagnent les élèves dans leur projet de voyage et vous aide à constituer les dossiers adéquats. Youth For Understanding, WEP, UNOSEL, le Centre d’Echanges Internationaux, Calvin Thomas, Programmes Internationaux d’Échange ou encore Education First, sont quelques exemples de tous ces organismes, et il en existe des dizaines d’autres !  Vous pourriez éventuellement en rencontrer certains à l’occasion de salons dédiés aux expériences internationales

Aymeri est parti avec Rotary : « Ils proposent un programme d’échange de jeunes. Dans la région de Toulouse, on était une sorte de promotion à partir en même temps, mais personne n’allait au même endroit (Taïwan, Mexique, Japon…). »

Les inscriptions dans les lycées ou collèges étrangers se font à l’avance. Il faut être vigilant aux calendriers scolaires, car ils sont propres à chaque pays. Le premier semestre en France ne sera donc pas forcément aux mêmes dates que le premier semestre en Australie, par exemple. Renseignez-vous donc en amont pour anticiper l’inscription. Bien entendu, il faut également penser à prévenir le collège ou le lycée actuel de votre enfant de son projet de départ

Il est essentiel de s’y prendre longtemps à l’avance (environ 10 mois) pour ne rien oublier et tout préparer calmement : inscriptions, souscription à une assurance santé, demande de visa étudiant, etc.  

🌎 La vie quotidienne à l’étranger

Sur place, votre enfant sera logé dans une famille d’accueil ou bien, si vous choisissez cette deuxième option, en internat. Une famille d’accueil peut lui permettre de davantage découvrir la culture du pays, par l’immersion directe dans la vie des locaux. De plus, l’adaptation et l’intégration se feront peut-être plus facilement qu’en internat. Le programme qu’a choisi Aymeri prévoyait trois familles d’accueil différentes pour qu’il puisse changer tous les 3 ou 4 mois. Il a adoré cette expérience, « chaque famille était incroyable » !

L’intégration et le temps d’adaptation au pays choisi par votre enfant sont souvent des points un peu compliqués. Aymeri le confirme : « D’abord, quand on passe de 4 h d’anglais par semaine à 24 h/24, 7 j/7, notre cerveau n’est pas prêt. J’ai eu une sacrée fatigue et des maux de tête le premier mois, le temps de m’habituer. Ensuite, il y a eu la distance avec les proches qui n’était pas facile à vivre au début. »

En ce qui concerne les cours, généralement le système scolaire est légèrement différent à l’étranger. En effet, les emplois du temps et les matières enseignées sont propres à chaque pays. Dans plusieurs d’entre eux, les journées de cours se terminent plus tôt qu’en France. Cela permet à l’élève d’avoir du temps libre pour découvrir le pays en faisant des sorties culturelles et en visitant différentes villes, tout en pratiquant la langue

Aymeri nous en dit plus sur le programme en Australie : « Mis à part un tronc commun, les élèves choisissent parmi plusieurs matières : géographie, biologie, cuisine, japonais, français, etc. Cela permet, dès le lycée, de se spécialiser dans des domaines. […] La journée de cours finit plus tôt : 15 h 30 / 16 h, tous les jours. »

Côté budget, il ne faut pas oublier les frais de scolarité, le prix du billet d’avion, le prix du logement, etc. Il faut également penser aux dépenses sur place. Car oui, votre enfant aura besoin d’argent pour manger, se déplacer, découvrir de nouvelles choses, sortir… C’est un budget à prévoir ! 

💵 Les aides financières 

Il existe plusieurs types de bourses qui aident les jeunes pour partir étudier à l’étranger. Vous pouvez effectivement trouver les bourses proposées par les régions, celles proposées par les fondations (Rotary Club par exemple), par des organismes d’échange, souvent en fonction du pays choisi. Enfin, vous pouvez également bénéficier d’aides départementales ou municipales, alors n’hésitez pas à vous renseigner ! 😉 

🤔 Le retour en France 

Attention, il faut savoir qu’au retour, le temps passé à étudier ailleurs qu’en France, n’est pas toujours comptabilisé dans le cursus scolaire, la prise en compte des trimestres n’est pas systématique. « Malheureusement, cette année à l’étranger n’a pas compté dans mon cursus scolaire français. », nous confirme Aymeri. 

Cependant, en le demandant auprès de l’établissement français de votre enfant, il est parfois possible de passer un test validant les compétences acquises pour obtenir une équivalence. Cela évitera peut-être à votre enfant de redoubler l’année passée dans un collège ou lycée étranger

S’il n’arrive pas à obtenir une équivalence, il ne faut pas voir cela comme une année de perdue. Une période passée à l’étranger apporte beaucoup aux élèves, et pas seulement au niveau scolaire ! 😁

🤗 Ce qu’une expérience à l’étranger apporte à votre enfant 

Une expérience d’étude à l’étranger est très bénéfique, tant au niveau personnel (développement de l’autonomie, de la curiosité, de la maturité et du sens des responsabilités), qu’au niveau scolaire et culturel (apprentissage ou perfectionnement d’une deuxième langue, découverte de nouvelles cultures et de tout un patrimoine culturel lié à un pays). 

En effet, Aymeri assure que partir étudier en Australie lui a apporté « un très bon niveau d’anglais. Aussi, le fait de partir seul, permet de gagner énormément en autonomie et en ouverture d’esprit ».

Tous les élèves qui reviennent d’un voyage d’étude à l’étranger le disent : c’est une expérience à vivre : « Je conseille absolument aux lycéens, si l’occasion se présente, de tenter l’expérience. Le conseil que je donnerais à quelqu’un qui décide de partir, c’est de s’accrocher. Le début est un peu dur, mais, à la fin, on ne veut plus rentrer. Cette année reste, à ce jour, l’une des plus belles de ma vie ! », conclut Aymeri.

Partir à l’étranger est une grande opportunité pour votre enfant. Les expériences à l’étranger sont toujours appréciées par les recruteurs dans un CV. Cela témoigne en effet de la capacité d’adaptation de votre enfant ainsi que de sa curiosité et, bien entendu, cela assure un bon niveau en langue étrangère

Alors, prêt pour laisser votre enfant voler vers une expérience à l’étranger ? Quelques semaines, quelques mois ou une année, il ne reste plus qu’à préparer tout ça et c’est parti pour l’aventure ! 

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